dimanche 21 septembre 2014

Le travail dominical: les stakhanovistes du mécontentement

Aujourd'hui j'ai eu quelques échanges sur Twitter avec @Linfomatrice (L'informatrice zélée) au sujet du travail le dimanche qu'elle avait commencé à accuser, de manière assez caricaturale, d'avénement du consumérisme (pas exactement dans ces termes, mais c'était le sens).

Ça m'énerve, alors je lui ai dit.

Elle a donc consenti à avancer quelques arguments dans un tweet/post un peu plus long (ici) et qui avait en effet le mérite de poser un peu mieux le problème.

Alors je vais être honnête: à priori, je suis pour, pour la simple raison que j'ai du mal à concevoir qu'on puisse empêcher les gens de travailler plus ou de simplement travailler quand ils le veulent ou le peuvent. Cependant, je pense aussi qu'il faut écouter ceux que ça inquiète, dépasser l'aspect consumérisme (ceux qui ne pensent qu'à l'ouverture des magasins) et avoir une discussion publique et parlementaire sur les contours d'un tel changement, ou plutôt d'une telle extension.

L'informatrice dit: "le débat sur le travail du dimanche est une vaste arnaque idéologique. Mais pour mieux faire passer la carotte, on réduit le débat à une logique de liberté et de choix."

A mon avis, l'arnaque c'est de refuser le débat et de fustiger l'intention avant même qu'elle puisse trouver une quelconque forme d'élaboration. Cependant, beaucoup de choses ont été dites à ce sujet, donc il serait raisonnable de partir de là.

Les arguments de ceux qui sont pour (article sur le Huffington Post)

  • Près d'un tiers des Français le fait déjà
  • Tous les commerces peuvent ouvrir cinq dimanches par an
  • L'emploi a tout à y gagner
  • Les Français sont favorables à l'extension
  • Les étudiants ne peuvent travailler que le dimanche
  • Du pouvoir d'achat en plus
  • La croissance pourrait progresser
  • La concurrence est déloyale entre magasins
  • Pour faire comme nos voisins
  • Repos dominical et laïcité ne font pas bon ménage
Je pense en particulier que cela pourrait donner une opportunité de retour à l'emploi pour certains.

  • Travailler pour une majoration qui disparaîtrait
  • Vandalisme social
  • Il n'y a pas de volontariat en droit du travail
  • Les petits commerces y perdront
  • Les Français sont contre l'extension
Allez, pour équilibrer, j'ajoute un article du Parti de Gauche
 
Ils y parlent de la nécessité d'augmenter les salaires. Mais c'est une bonne question, bien entendu! Augmenter le SMIC comme toutes les solutions générales ne me semble pas être le meilleur outil, mais lier le travail dominical à l'augmentation des salaires pour l'entreprise qui en profiterait, ça me parait être une discussion légitime.

Un des problèmes fondamentaux des politiques publiques, et en particulier celles qui touchent au travail, c'est qu'elles sont limitées par la constitution elle-même, l'égalité qui devient politiquement de l'égalitarisme, alors que de fait il est evident que dans la société les inégalités persistent et s'aggravent parfois.

Il est inutile de toujours stigmatiser, dogmatiser et se scandaliser des débats qui n'ont pas de réponse évidente. Tout autant que les petits arrangements entre amis d'une classe politique pas très exemplaire... ces stakhanovistes du mécontentement sont devenus un frein évident au progrès en France.

Sur chaque sujet, on ne finit par n'entendre que les super-pour et les super-contre, les uns traitants les autres de tous les noms, et ceux qui veulent faire en sorte que le pays avance en trouvant des moyens pour sortir du status-quo sont étouffés dans la bataille (cf. le mariage pour tous).

Je sais bien, un français qui ne râle pas n'est pas un français... Eh bien moi aussi je râle! 

Stop aux idées reçues, aux gentils contre les méchants, place au débat public sur tous les sujets.




dimanche 25 mai 2014

Message pour Les Européens UDI-MODEM

Chers responsables de l'UDI-MoDem,

Tout d'abord, j'espère que vos voix sur les plateaux télé ne vont pas se fondre avec celles des hommes et femmes politiques qui hurlent à la mort ou proclame ridiculement "un choc à l'échelle du monde" suite à la victoire du FN, et donner un peu de recul en parlant de ce que cela signifie pour les français et pour l'Europe, et de la façon d'envisager l'avenir.

dimanche 4 mai 2014

Les traitres



Une note d'humeur à l'heure où nous pouvons nous réjouir de ce que les parlementaires de l'UDI ont choisi de faire: s'abstenir en majorité (17 abstentions, 3 pour, 7 contre) lors du vote à l'Assemblée nationale sur le programme de stabilité présenté par Manuel Valls.

Je suis vraiment surpris, mais vraiment satisfait.


mercredi 9 avril 2014

Réaction à la tribune de Michèle Cotta: la stratégie Juppé-Bayrou



Michèle Cotta a publié une tribune sur le site Le Nouvel Economiste à laquelle je me suis permis de réagir sur un ou deux points concernant sa définition du centre.

Nous ne devons pas laisser passer une occasion de rectifier le tir, veiller à ce que ceux qui ont la parole qu'ils soient journalistes ou politiques, ne nous enferment pas dans les clichés qui nous enferment dans un rôle de force d'appoint. Je voulais donc partager avec vous le commentaire que j'ai ajouté:

samedi 5 avril 2014

Citoyens européens à l’étranger et élections européennes 2014


Plus de 20 millions d'européens vivent dans un pays autre que celui où ils sont nés. La moitié réside dans un autre pays de l'Union Européenne, l'autre moitié en dehors de l'UE, principalement aux Etats-Unis (environ 6 millions), au Canada (plus de 2 millions), en Suisse (plus d'1 million) ou encore en Turquie (plus d'1 million). Prise ensemble à travers le monde, cette population de citoyens européens est de la taille d'un pays comme la Roumanie, qui représentée par 32 Députés au Parlement Européen.

Pour plusieurs raisons, cet état de fait mérite que l'on s'y intéresse et que l'on s'en occupe, et c'est pourquoi nous avons créé une association citoyenne non-partisane mais clairement pro-européenne: European Citizens Abroad.

Alors pourquoi?

samedi 8 mars 2014

Les Européens: l'espoir multiple?




L'Europe en a besoin, la France en a besoin, le Centre en a besoin…

Je reste critique de nombreuses choses qui ont été faites dans le cadre de la création de l'Alternative, et la raison pour laquelle je reste encore un membre du MoDem, est parce qu'il serait ridicule de mettre de côté le fait qu'au delà des choix qui sont faits dans la manière, je reste très largement d'accord avec les idées et le fond.