Name-droping en tout genre, photo-ops, listes de soutien… on joue souvent à celui qui a la plus longue, dans le cadre d’une élection (sans jeu de mot bien sûr !). C’est de bonne guerre, mais dans le contexte de cette élection législative partielle en Amérique du Nord, j’avoue que je suis inquiet pour la démocratie.
Français du Monde-ADFE, Union des Français de l’Etranger (UFE), Groupes de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE), et autres représentants des Chambres de Commerce, voire Ecoles Françaises ou Anciens Combattants, certains n’hésitent pas à s’afficher avec leurs étiquettes pour soutenir tantôt la gauche, tantôt la droite.
Depuis des décennies, le PS et l’UDI-UMP ont fait main basse sur les réseaux français et francophones de l’étrangerà travers leurs associations reconnues d’utilité publique : FDM-ADFE et UFE.
ATTENTION ! Tous les Présidents locaux de ces associations ne se valent pas, et certains gardent une parfaite impartialité et communiquent à leurs membres les informations sur tous les candidats (notamment ceux qui en font la demande). Mais c’est loin d’être le cas partout et en fait, c’est la plupart du temps le soutien partisan qui l’emporte.
Prenons l’exemple de Washington, DC.
J’ai écrit aux présidents de FDM-ADFE et de l’UFE pour leur demander de simplement faire passer l’information de la présence de Nicolas Druet à Washington le 4 Mai dernier et n’ai obtenu non seulement aucun soutien (je dois dire que je n’en attendais pas beaucoup), mais en plus aucune réponse, même pour accuser réception.
En revanche, FDM-ADFE avait activement travaillé au recrutement de leurs membres pour la venue du candidat du PS, et hier je reçois un message de ma conseillère AFE Christiane Ciccone (le premier depuis 4 ans que je vis dans cette circonscription consulaire), appelant personnellement à voter pour Franck Scemama, et accompagnant son message de l’officialité d’un gros logo « Français du Monde » (voir ci-dessous).
Bien sûr ils vous diront « on a le droit, c’est écrit sur notre site que l’ADFE ne dépend d’aucun parti politique maisrevendique son appartenance à la grande famille de la gauche républicaine ». En effet, l’ADFE organise aussi un débat à Montréal réunissant les candidats du FdG, PS et EELV ! Quelle ouverture d’esprit, bravo !
L’UFE est un peu moins partisane, bien que très largement de droite, mais le niveau de politisation semble varier de ville en ville (pour celles que je connais c'est-à-dire Chicago, Philadelphie et Washington, les 3 situations sont très différentes).
Jusqu'à 1980, année de création de l’ADFE, l’UFE était la seule association. Quelle volonté, autre que politicienne, expliquerait la création d’une deuxième association pour servir les mêmes objectifs auprès de la même population ?
Mais le problème démocratique auquel nous risquons d’être confrontés dans cette élection est le suivant : avec la faible participation qui est prévue par tous les observateurs au vu des chiffres peu glorieux de 2012, ces listes et ces réseaux de soutiens risquent de devenir purement et simplement les seules listes de votants.
Si seuls les initiés votent, nous serons au summum du copinage et de potentiels conflits d’intérêts. Il nous faut donc le dire et le redire : ne laissez pas les réseaux d’initiés voter à votre place, saisissez votre chance de vous faire entendre en plaçant votre courage au Centre !
vendredi 17 mai 2013
vendredi 26 avril 2013
Pourquoi voter pour un candidat MoDem?
Il est des choses que nous savons, pour lesquelles nous avons des preuves, et d’autres que nous supposons.
Parlons d’abord de ce que l’on sait :
- 10 ans d’UMP/UDI au pouvoir ont abouti à l’explosion de la dette (sachant que la Cour des comptes a bien expliqué que la crise et les mesures de relance n’expliquaient que 38% du déficit de 2010), à l’écroulement de la balance commerciale (équilibrée en 2002, déficitaire de 67 milliards en 2012), l’effondrement de l’appareil productif et la flambée du chômage et des divisions au sein de la société.
- 1 an de retour du PS au pouvoir nous montre très rapidement que rien ne s'améliore : une politique économique qui continue de nous entrainer dans le mur par des outils obsolètes ou inappropriés (contrats jeunes, crédit d’impôt recherche, fiscalité inefficace…) et le même manque de réformes de fond (code du travail, retraites, dépenses de l’Etat…), un mode de gouvernance flou et fouillis, l’entretien des divisions (mariage pour tous) ou encore la crise aigue de confiance envers la classe politique (affare Cahuzac).
- François Bayrou et le MoDem avaient alerté sur la crise de la dette, la perte de compétitivité de la production française et le besoin urgent de réformer et moraliser nos pratiques politiques en termes de renouvellement des élus, d’une meilleure représentativité au parlement, ou du combat contre les conflits d’intérêts.
Ce sont des faits, faciles à documenter. Pourtant on veut continuer le match de ping-pong gauche-droite comme si de rien n’était.
Vous pourrez rétorquer que l’on ne peut que supposer ce que le MoDem aurait fait s’il avait accéder au pouvoir. Mais vous ne pourrez pas nier qu’avoir dit la vérité sur le diagnostic et avoir vu juste sur le chemin à prendre, sont des gages de sérieux et de lucidité qui atténuent le risque des promesses non-tenues.
Le choix de l'alternance
Certains diront « mais Bayrou a voté pour Hollande, donc il est coresponsable ». Tenir rigueur au MoDem du choix individuel de son leader est un pur nuage de fumée entretenu par la droite qui panique parce qu’il est encore trop tôt pour que les gens aient oublié leur gestion calamiteuse de la France. Rappelons que l’extremisation du discours de Nicolas Sarkozy - la fameuse ligne dite « Buisson » dénoncée au sein même de l’UMP par JP Raffarin ou Nathalie Koszisuco-Morizet -, l’a rendu inéligible aux yeux de nombreux français. Il n’était pas possible pour François Bayrou de fermer les yeux et cautionner cela, sachant que de toutes façons les promesses économiques, comme en 2007, ne seraient pas non plus respectées.
Il a donc vote en conscience et choisi l’alternance, mais comprenez bien : c'était le choix entre la peste et le choléra ! Entre le vote blanc et le choix d’un candidat au 2e tour, nous sommes dans une situation de « damned if you do, damned if you don’t ». Je peux vous dire, au passage, que j’ai personnellement choisi le vote blanc auquel on devrait donner beaucoup plus d’importance…
Notre engagement: le courage au centre
Notre devoir est donc aujourd’hui de continuer notre combat pour défendre une autre façon de faire, donner confiance aux citoyens, et leur permettre de considérer le vote utile et le vote contestataire autrement.
- Il est inutile de se débarrasser de l’UMP/UDI pour mettre le PS et remettre l’UMP/UDI après. Cela fait partie de ce que l’on sait : ils n’ont ni les solutions ni la crédibilité, ça ne marche pas.
- Il est dangereux d’envisager les extrêmes pour porter un message contestataire, car leurs idées divisent dangereusement et sont inapplicables.
C’est tout le sens de notre engagement, la raison pour laquelle nous avons mis notre campagne sous le signe du « courage au centre ». Le courage de dire la vérité aux Français, le courage de garder ce cap même s’il ne représente pas le meilleur calcul électoral. Mais ce dernier aspect ne dépend que des citoyens.
Oui, les institutions de la Ve République sont bipolaires, majorité et opposition. Mais pourquoi cette majorité devrait-elle être de gauche ou de droite ? Ou même pourquoi l’opposition ne pourrait-être que de gauche ou que de droite ?
Malgré l’accord tacite droite/gauche pour reporter toujours l’introduction du scrutin proportionnel et l’électoralisme de certains politiciens qui négocient leur investiture avec le PS ou l’UMP, espérant ainsi se faire élire plus facilement, le centre indépendant existe et a de l'avenir.
Voter pour un candidat MoDem, c’est envoyer le message à la Droite et à la Gauche de ne pas céder à leur extreme respectif, de mettre en oeuvre des mesures efficaces et réalistes, de refuser le diviser pour mieux régner. Car ce que les Français de l’Etranger demandent, nous l'entendons a travers le territoire, c'est que le gouvernement ait enfin le courage de réformer,
Il n’est pas nécessaire d'être majoritaire pour être influent ; un député PS ou UMP de plus, c’est la garantie absolue du statu-quo.
Voter pour un candidat MoDem, c’est montrer à la classe politique et à tous ses commentateurs que même sous la Ve République, c’est le peuple souverain qui choisit.
lundi 22 avril 2013
Nicolas Druet - le courage au centre
La campagne s’organise en Amérique du Nord, et vous pouvez maintenant retrouver tous les éléments dont vous avez besoin pour mieux connaitre Nicolas Druet (Montreal) et Martine Volard (New York) sur le site www.nicolasdruet2013.com.
Pourquoi Nicolas est-il candidat?
La raison est très simple. Nous pensons que la situation de la France mène à une conclusion sans appel : la gauche et la droite n’ont ni les solutions ni la crédibilité pour redresser notre pays. De plus, il y a un coté presque irréaliste à voir des parachutés à nouveau représenter non pas un mais cette fois deux partis de droite (UMP et UDI), tandis que le PS nous promet « more of the same » c’est-à-dire suppression de la PEC sans ajustement des bourses, l’augmentation de la fiscalité et l’attention de notre député sur le mariage pour tous ?
Nous serons sur le terrain au maximum, nous parlerons de fond, d’idées et de propositions sur le plan de la politique nationale comme sur la défense des Français d’Amérique du Nord. Car il ne faut pas se tromper : le candidat élu sera un député de la nation, pas un super-élu AFE.
Nous allons donner tout ce que nous avons pour porter à l’Assemblée Nationale l’audace d’AGIR autrement, mais nous ne pourrons le faire que si nos concitoyens ont l’audace de VOTER autrement.
A partir du 15 Mai sur Internet et le 25 Mai aux urnes, chaque voix comptera.
Ne laissez pas les réseaux d’initiés voter pour vous.
Saisissez votre chance de vous faire entendre en plaçant votre courage au Centre.
vendredi 19 avril 2013
La peur du Centre

Contribution publiée sur Le Plus du Nouvel Obs sous le titre:
Cambadélis et Maurel fustigent Bayrou : vent de panique au Parti socialiste ?
Il semble en être ainsi pour Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, et Emmanuel Maurel, membre du bureau national, tous deux membres du Parti socialiste. L’un sur son blog, et l’autre dans une contribution au Monde.fr.
Ils ont tour à tour essayé de nous expliquer que la récente mise en garde que François Bayrou a envoyé à François Hollande dans une tribune au "Monde" le 15 avril dernier était "décevante par sa courte vue et son aveuglement politicien", selon les termes de Monsieur Cambadélis.
Le Parti socialiste a peur
Ces mots résonnent encore dans mon esprit comme ceux que j’aurais très volontiers employés pour qualifier la politique du gouvernement actuel justement.
Et là, c’est le drame, comme disent certains : je me dis qu’après avoir eu la tête qui tournait, pendant près d’un an, face aux contradictions entre les promesses du candidat Hollande et la réalité du pays, voilà que le Parti socialiste a peur. Le problème est qu’il semble avoir plus peur pour lui-même que pour la situation dans laquelle il entraîne (encore plus profondément) le pays.
Je ne sais pas comment qualifier l’article d’Emmanuel Maurel en restant aimable, tant il est un répertoire de lieux communs désuets et irrespectueux sur "le centre et le centrisme". Je cite : "ménageant la chèvre et le chou", "s'efforçant de prendre le meilleur dans chaque camp", et enfin "par beau temps et plus encore dans la tempête, le centrisme, c'est la droite".
Des élus qui ne comprennent rien au centrisme
Ah ! Le coup du centrisme quand il fait beau, et du "ni de gauche, ni de gauche" … Merci pour cette récréation ! S’il lui reste un peu de temps avant que la cloche ne sonne, je conseille à Monsieur Maurel, afin de mieux comprendre le centrisme, de consulter les excellents écrits hebdomadaires d’Alexandre Vatimbella sur son site lecentrisme.com, et bien sûr de relire le projet de la campagne présidentielle de François Bayrou, "La France solidaire".
En effet, dans ses commentaires récents, François Bayrou ne fait encore une fois que demander d’utiliser ce fameux "bon sens" caractéristique du centre, qui fait tant sourire Emmanuel Maurel. Permettez-moi de résumer, et légèrement adapter à ma façon, les propos du président du Modem dans sa tribune du 15 avril :
- Arrêter de donner la priorité à la gestion politicienne des deux lignes du PS, aussi bien dans les mesures qui sont prises que dans les postes qui sont attribués au gouvernement et ailleurs – les Montebourg-Hamon vs. Moscovici-Valls avec un tout petit sucre aux ex-amis d’EELV via Madame Duflot (le centre ne serait donc pas le seul à "ménager la chèvre et le chou" ?).
- Arrêter de défendre la posture artificielle consistant à mettre la politique de "sérieux budgétaire" sur le dos de l’Europe, de l’Allemagne ou spécifiquement d’Angela Merkel, car c’est bien la situation même de la France qui impose ce sérieux.
- Comprendre que l’assainissement des finances publiques doit être certes progressif, et qu’il doit s’accompagner de mesures beaucoup plus fortes de relance de l’activité, mais que ces dernières ne doivent pas juste consister en une "réouverture des vannes" de la dépense.
Ils devraient s'inspirer de François Bayrou
- Je citerai mot pour mot le dernier point : "Si nous, France, étions forts et équilibrés, si nous avions un projet européen, nous pourrions ouvrir un dialogue avec le gouvernement allemand et les autres partenaires sur une vraie stratégie de croissance européenne, qui ne devrait pas passer principalement par de nouveaux déficits". La clef, dans un projet européen digne de ce nom et qui nous manque tant.
Au lieu d’écouter ou encore de construire sur ces remarques, Monsieur Cambadélis choisit de fustiger, de caricaturer la ligne de François Bayrou comme étant une marque d’"admiration béate pour une droite allemande assise sur la rente" ou encore un appel à "accentuer l’austérité".
Je n’ai pas les responsabilités ou l’expérience de Monsieur Cambadélis, mais il ne me semble pas que nous ayons lu le même article.
Mais quand on a peur, parfois, on ne sait plus trop ce que l’on dit, ni ce que l’on fait, au grand dam du Parti socialiste… et de la France.
jeudi 11 avril 2013
Nicolas Druet sera le candidat du MoDem en Amérique du Nord
Nicolas Druet de Montréal sera le candidat du MoDem pour la législative partielle en Amérique du Nord. Martine Volard de New York sera sa suppléante. Tous deux sont issus de notre équipe locale : les Démocrates d’Amérique du Nord.
La raison de cette candidature est très simple. Nous pensons que la situation de la France mène à une conclusion sans appel : la gauche et la droite n’ont ni les solutions ni la crédibilité pour redresser notre pays. De plus, il y a un coté presque insultant à voir des parachutés à nouveau représenter non pas un mais cette fois deux partis de droite (l’UMP et l’UDI), tandis que le PS nous promet « more of the same » c'est-à-dire suppression de la PEC sans ajustement des bourses, l’augmentation de la fiscalité et l’attention de notre député sur le mariage pour tous ?
La moralisation de la vie politique est au centre de l’attention des media, et durant la campagne 2012 nous avions fait de ce sujet une priorité absolue. Avec François Bayrou au pouvoir, les français auraient déjà pu se prononcer via référendum dès le mois de juin 2012, et aujourd’hui je suis certain qu’ils auraient mis fin au cumul de mandat, auraient diminué le nombre de parlementaires, et introduit une dose de proportionnelle pour que les 40% de citoyens qui ne votent pas PS ou UMP soient aussi représentés.
Nous allons donner tout ce que nous avons pour porter à l’Assemblée Nationale l’audace d’AGIR autrement, mais nous ne pourrons le faire que si nos concitoyens ont l’audace de VOTER autrement.
NB: vous pouvez aussi suivre cette campagne sur France-Amerique et French-Morning
mardi 9 avril 2013
Nous aurons un candidat MoDem à la legislative partielle d'Amerique du Nord!
Le message ci-dessous a été diffusé sur les réseaux sociaux, plus d'information soon!
samedi 30 mars 2013
Hollande, le bricoleur de l'Elysée
"J'ai besoin de tous les français" nous a dit le Président de la République.
Mais si vous saviez, Monsieur le Président, combien les Français ont besoin de vous.
Malheureusement, vous n'aviez pas anticipé "que la crise allait encore durer plus longtemps que pŕevu". (dixit)
Mais si vous saviez, Monsieur le Président, combien les Français ont besoin de vous.
Malheureusement, vous n'aviez pas anticipé "que la crise allait encore durer plus longtemps que pŕevu". (dixit)
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