dimanche 14 juin 2015

Nous sommes ceux que nous attendons!

Une fois n'est pas coutume. Les sondages sur la proximité politique des français et des partis se suivent et se ressemblent, mais les angles sont parfois un peu différents, donc toujours intéressants.

Une nouvelle enquête Odoxa pour la Parisien indique que 9 Français sur 10 ont une mauvaise image globale des partis politiques et plus d’un sur trois (34%) en a même une « très mauvaise opinion ».


Ils sont perçus comme démagogiques (54%) et trop centrés sur les élections (83%), et ne sont jugés ni utiles (72% de « non »), ni modernes (85%), ni porteurs de nouvelles idées (86%), ni proches des préoccupations des Français (90%) ni capables de proposer des solutions efficaces (91%) ni honnêtes (93%) ni crédibles (94%).


Avec des scores si bas, en dessous de 10%, sur des qualificatifs tels qu'être capable, honnête et crédible, nous pouvons nous poser des questions, voire nous inquiéter, sur un élément fondamental pour tout gouvernement et dans ce cas classe politique dans son ensemble: la légitimité.

Le peuple est la source de tout pouvoir démocratique. Que se passe-t-il quand on perd le peuple?

L'analyse me semble bien faite par Odoxa qui est ensuite allé creuser justement sur trois des propositions qui recueillent le moins d'adhésion de la part des français.




On retrouve le FN en tête dans deux cas, et ça n'est malheureusement pas surprenant. Les autres partis sont dans un mouchoir de poche, avec notamment le MoDem qui pour sa taille et son niveau d'exposition médiatique figure en bonne place, et l'UDI qui manque sans doute encore de notoriété surtout depuis le départ de Jean-Louis Borloo et son approche d'alliance avec l'UMP qui doit avoir un impact négatif sur son image. EELV apparait honnête mais assez déconnecté.

Même dans ce niveau de détail, nous voyons encore 10-12% qui ne se prononcent pas.

Malgré ce meilleur niveau de probité et un niveau proche des autres partis sur les autres mesures, la différence entre PS-UMP-FN et MoDem sur la proximité que déclarent les français est beaucoup plus large, ce qui reflète mieux les poids électoraux.


6% des personnes interrogées se sentent proches (ou moins éloignées) du MoDem et 5% de l'UDI. A priori, la question est "le parti duquel" et pas "les partis desquels" donc les répondants sont différents et nous pouvons, sans trop extrapoler, additionner les résultats dans un cas MoDem-UDI qui nous amènerait donc à 11% tout à fait au niveau des 3 leaders (mais toujours tellement en dessous de ceux qui n'ont plus de proximité partisane...).

Comme toujours, j'ai même la folie de penser qu'une telle proposition d'union et d'indépendance dans le paysage politique français serait même plus synergique qu'additive...

Mais nos leaders ne peuvent pas s'entendre, et il faut être honnête en disant que ce fait vient plutôt de la nouvelle gouvernance de l'UDI qui préfère se réfugier derrière l'UMP alors que Jean-Louis Borloo et François Bayrou avaient créé l'Alternative. Mais le MoDem risque de me faire mentir en Ile de France si le choix de s'allier à Valérie Pécresse se confirme au premier tour.

Au bout du compte le centre, c'est NOUS.

Nous sommes ceux que nous attendons....

SIGNEZ pour le rassemblement!

https://www.change.org/p/rassemblez-les-centristes



lundi 8 juin 2015

The negociator




"Jean-Christophe Lagarde hausse le ton face aux Républicains. Le président de l'UDI a souligné dimanche 8 juin, dans un entretien accordé au Journal du dimanche, qu'en l'absence d'accord global avec le parti de Nicolas Sarkozy, les centristes partiront sous leurs seules couleurs « dans trois à six régions » pour les régionales de décembre", rapportent les journalistes dans Le Monde.

Oh lala! Pffiouu! Quelle trouille!!

Ces petits arrangements et roulement d'épaules avec des postillons de testostérone non pas sur des idées, non, non, non, mais sur des désignations de têtes de listes... ça n'est plus la "politique autrement", grande motivation centriste, mais plutôt la "politique autrement pareille".

Que voulez-vous que je vous dise, ça n'est pas pour leurs leaders que je souhaite un rassemblement avec l'UDI, c'est le moins que je puisse dire!

Pourquoi ne pas prendre une carte UMP-LR? Ah bah non! Trop de compétition interne là-bas donc il vaut mieux qu'un parti de droite existe "au centre" pour que quelques individus puissent exister.

Ce qui m'agace le plus est qu'ils représentent des militants sincères et qui, pour certains, veulent vraiment une alternative indépendante au centre. Mais ils seront déçus, JCL a fait son choix d'alliance: d'abord avec l'UMP.

Jean-Louis Borloo aussi parlait de partenaire privilégié quand il nommait l'UMP, son ancien parti, mais il avait également la volonté de créer l'Alternative avec le MoDem.

Depuis la prise de pouvoir par JCL, il y a vraiment eu un grand pas en arrière dans le rassemblement du centre. Mais ce que d'autres voient, notamment certains à l'UDI, ce sont les élus. Bien sûr je ne dis pas que ca n'est pas important, mais je trouve cette stratégie de courte vue.

Certes ils ont gagné des élus aux municipales et départementales et pourraient même avoir des ministres en continuant leur chemin avec Nicolas Sarkozy vers 2017. Mais la situation appelle un chamboulement politique, pas une UDF-RPR bis.

Où sont les idées, les propositions, les convictions? Tout ce que j'entends, c'est une série de clichés, de cartes postales écrites avec un dictionnaire démocrate-chrétien et quelques accents libéraux pour faire plaisir à tout le monde: je suis pour la décentralisation, le fédéralisme européen, la maitrise budgétaire, la libération des entreprises, l'humanisme... Mais la politique n'est pas faite que de slogans et d'une stratégie de conquête du pouvoir, au moins pas dans mon esprit. Cette espèce de realpolitik qui pousse à l'alliance avec l'UMP à cause d'un système qui ne nous permet pas d'y arriver indépendamment me semble de plus en plus désuète .

  • D'autres dans d'autres pays y arrivent. Pourquoi pas nous?
  • La somme de l'union ET de l'indépendance du centre n'a jamais existé - l'UDF n'était pas indépendante car en alliance quasi systématique avec le RPR et en fait composée d'un vrai parti de droite (le Parti Républicain d'ailleurs, de VGE) associé à d'autres petits partis dont le parti centriste Centre des Démocrates Sociaux (CDS)
  • L'instant est historique face à l'incapacité du PS et de l'UMP à diminuer le chômage qui file sans discontinuer depuis 80 mois et la seule alternative représentée par un FN qui va à l'encontre même des valeurs fondamentales de la France - l'abstention continue à augmenter et il y a un vide politique intersidéral entre ces trois partis, courants, camps...


Dans ce contexte, je reproche à JCL de faire de l'entrisme en quelques sortes. Je pense que son plan de carrière est d'essayer de reproduire le schéma Sarkozy voire Valls en visant l'intérieur peut-être Matignon si l'UDI se montre décisif, et donc il veut "scorer" pour pouvoir mieux marchander, pas pour défendre des idées ou encore moins une autre façon de faire de la politique. Il se dit sans doute qu'en suite, avec assez de notoriété et le système des primaires, il aura peut-être une chance de rassembler "la droite et le centre" derrière son nom en 2022 ou 2027, s'il a montré patte blanche à la droite.

On va encore dire que pour appliquer ses idées il faut être au pouvoir et je suis bien d'accord. Je ne suis juste pas d'accord sur la façon d'y arriver, et je crois d'ailleurs dans le contexte actuel que le chemin de l'indépendance pourrait permettre un accès à la Présidence plutôt qu'une participation en coalition qui se termine toujours en soumission car "un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne!" disait Chevènement.

Le courage, de construire, de miser sur le long-terme même si cela signifie commencer par quelques défaites le temps de s'implanter et de s'organiser pour le futur qui nous intéresse tous pour une simple et bonne raison, comme nous disait Woody Allen...







dimanche 7 juin 2015

Je signe - pour un collège de l'exigence



François Bayrou, Pascal Bruckner, Jean-Pierre Chevènement, Luc Ferry, Jacques Julliard, et Michel Onfray ont lancé un appel pour obtenir le retrait du décret de « réforme » du collège.

Je signe et je soutiens cet appel.

Pas seulement parce qu'il vient notamment du leader du MoDem, mais pour quelques raisons précises qui sont mentionnées dans leur texte:

  • Je crois en effet que l'urgence se situe particulièrement à l'école primaire, et je me souviens aussi de ceux dans ma classe de 6e il y a bien longtemps qui savaient à peine lire. En tant que fils j'ai eu la chance d'être particulièrement suivi par une mère professeur, latiniste, italophone aussi, et ça m'a été facile. En tant que père, j'y suis aussi personnellement dévoué, autant que ma femme d'ailleurs, et nos enfants savent ou savaient lire avant l'entrée en CP sans les torturer ni en faire des singes savants. Tout le monde n'a pas cette chance et si l'école ne peut pas tout pour l'éducation des enfants, elle doit compter comme un devoir d'apprendre à TOUS les enfants à lire, écrire et compter dès l'école primaire.
  • Je crois également que l'enseignement des langues étrangères est absolument indispensable et que toute réforme qui porte en elle le risque de diminuer les chances de nos enfants à les apprendre doit être combattue. Dans mon cas personnel, c'est un peu different mais chacun se bat aussi un peu pour lui-même. Je suis un expatrié de retour en France cette année, mais mes enfants sont d'abord anglophones. Pour les 2 millions de français qui vivent à l'étranger et qui aspirent à revenir en France, il est indispensable de cultiver le bilinguisme et l'ouverture sur le monde à travers les langues.
  • Je crois enfin que l'idéologie n'a pas sa place dans l'éducation, et soupçonne fortement notre ministre, malgré ses démentis convaincants, de faire quand même de l'école un outil sociétal. L'école est sans conteste un lieu de formation de citoyens, mais chaque gouvernement a donc la responsabilité d'être garant d'une grande neutralité partisane quand il s'agit de l'école, et avoir plus qu'ailleurs recours au bon sens, à la juste mesure et au débat.


Pour toutes ces raisons, je signe et appel tout le monde à soutenir cette initiative de six hommes publiques de tous bords.

Cet appel peut être signé à l’adresse : www.pouruncollegedelexigence.fr

dimanche 24 mai 2015

Le centrisme sans parti

Le centre est une conviction, pas une hésitation. C'est une position sur l'échiquier politique, mais aussi une idéologie au sens propre du terme* - un système d'idées.

Quand je m'intéresse à l'histoire de l'UDF, aux tentatives du MoDem - sans hésitation les plus déterminées, et c'est pour cela que j'y suis encore - et aux activités de l'UDI, je me dis que tout cela n'est pas assez.

Pas assez courageux, pas assez réfléchi, pas assez volontaire.

Le courage serait de se détacher beaucoup plus significativement de la gauche et surtout maintenant la droite car l'UDI fait gravement pencher la balance.

La réflexion serait d'avoir des propositions claires et une organisation beaucoup mieux huilée.

La volonté serait d'unir le centre une fois pour toutes, de mettre fin aux chapelles et de s'atteler à former les leaders de demain.

Mais rien n'y fait, et la caravane passe.

Je dois reconnaitre que je vois beaucoup d'efforts du coté du MoDem en ce moment dans la préparation des Régionales 2015, mais l'UDI vient maintenant brouiller les cartes comme en témoigne l'article ci-dessous. En Rhône-Alpes-Auvergne, l'UDI et le MoDem ont une belle opportunité de se rassembler autour de Michel Barnier face à Laurent Wauquiez. L'UDI semble jeter l'éponge dans cette région, et peut-être même plus si on en croit cet article de Lyon Mag.

Attention à ne pas croire tout ce qu'il y a dans les journaux, mais il n'y a pas de fumée sans feu etc...

Même certains de mes amis centristes continuent de me dire que mon centre uni et indépendant est une chimère, et pourtant c'est bien la seule option qui n'ait jamais été essayée. Le Centre-Droit, le Centre à Droite... fait, défait et refait.

Je pense que les difficultés du centre viennent exactement du fait que personne, sauf François Bayrou, n'ait eu le courage de faire ce pas. On peut lui reprocher de s'être isolé ou bien on peut voir la situation d'un autre angle et reprocher à d'autres de ne pas avoir eu le courage de le rejoindre même s'il s'agissait de remettre en question son leadership au sein d'un même parti.

La priorité donnée à l'intérêt individuel avant l'intérêt général fait que le choix de plus de sécurité électorale (s'allier à l'UMP pour obtenir des sièges) a été favorisé à l'UDI par rapport à celui des convictions politiques.

Ainsi, je commence à me demander si la réunion de la base, des militants, a besoin de celle des partis politiques. Nous sommes un pays riche de ses associations, groupes de réflexion, et nous réunir pour pouvoir peser n'a pas besoin d'attendre qu'un grand parti du centre voit le jour.

Philippe Dervaux, militant UDI à Paris, semble suivre ce raisonnement avec la création de son think tank l'Alternative Crédible. C'est une démarche tout à fait encourageante que celle de réfléchir ensemble, publier, et enfin porter les idées au sein de l'UDI.

Avec ce blog, et au sein de la FFE-MoDem, j'essaye aussi de faire un peu la même chose. En étant au Conseil National du MoDem on peut s'exprimer. Enfin l'appel au rassemblement du centre a obtenu plus de 200 signatures. J'espère que nous pourrons atteindre les 300, mais quoi qu'il arrive nous allons transformer cet essai en proposant aux signataires de garder contact online mais aussi offline dans la vraie vie pour ceux qui sont proches.

Enfin, il y a un autre projet dans les tuyaux, nous aurons largement l'occasion d'en reparler...

Restons dans nos partis politiques pour continuer le combat électoral, mais poursuivons le travail de fond et l'effort de rassemblement militant et même plus largement, citoyen!

Mark Twain le dit mieux que tous: on ne lâche rien!




* Idéologie (Larousse): Système d'idées générales constituant un corps de doctrine philosophique et politique à la base d'un comportement individuel ou collectif

dimanche 17 mai 2015

La majorité des Français veut une alternative!



"On les dit tentés par le populisme ? Et si en réalité, les Français étaient avant tout demandeurs de renouveau ?" dit un sondage récemment publié dans Marianne.

C'est exactement ce que l'appel "L'Alternative Indépendante pour un rassemblement des centristes" leur propose. Alors continuons, nous avons choisi un combat juste, il sera par conséquent long et difficile.

Mais si le centre continue à correspondre, dans l’esprit des citoyens et de certains politiques, à une dispersion des votes de droite, nous ne pourrons exister que par défaut, de manière ponctuelle, en fonction du succès ou des échecs des uns et des autres. D’autre part, nous ne pouvons et ne devons pas porter sur nos épaules la responsabilité de la montée du FN en faisant des alliances de circonstance pour leur faire barrage.

Ne nous résignons pas, ne lâchons rien, les leaders du centre nous écoutent et voudront être certains de pouvoir compter sur un soutien aussi large que motivé.

A nous de jouer!




dimanche 10 mai 2015

20 jours: appel au rassemblement des centristes

20 jours - Bilan provisoire de l'appel au rassemblement des centristes: 193 signatures, ca n'est pas le Nirvana et croyez-moi j'en prends bien acte.

Il y a la méthode et le fond: cette pétition nécessitait un travail préliminaire de rassemblement (paradoxalement) et n'aurait pas dû être publiée ici si rapidement, j'ai été pris de vitesse et aurais dû ralentir. Ceci dit, ça n'est pas une excuse suffisante pour expliquer la lente progression. Il faut donc s'intéresser au fond. Elle ne convient pas à beaucoup (bien que le texte ait été modifié sur demandes spécifiques) parce qu'elle va trop loin pour beaucoup, ou que l'action en elle-même effraye certains qui ne veulent pas froisser les états majors des partis, ou d'autres qui ne sont pas d'accord avec la place d'une virgule, sans compter ceux qui auraient peut-être préféré que cela vienne d'eux - mais l'idéal aurait été d'avoir un groupe comme celui-ci derriere ce projet.

Oui, c'est décevant, mais aussi encourageant! Car 193 personnes n'est pas rien, et les 61 commentaires qui ont été ajoutés (je vous conseille de les lire) sont très déterminés!

Il est donc HORS DE QUESTION de laisser tomber ceux qui ont fait ce pas, ce simple effort de dire "ça suffit! Courage! Allons-y! Qu'est ce qu'on attend!", mais j'ai aussi compris qu'un groupe Facebook de 1600 ne sert à rien en terme de mobilisation concrète. Il faut donc que cet appel serve d'abord à réunir ceux qui sont vraiment motivés pour agir, pour créer une petite unité de combat centriste et réflechir sur le fond (les idées) et la forme (les actions), pour sortir de Facebook, ajouter d'autres canaux et bien sur être dans le réel, puis y revenir avec de nouvelles forces car cela reste une formidable plateforme d'accélération.

Ce bilan est provisoire et cet appel continue à réunir les centristes et à permettre la création d'une base solide.

On ne lâche rien!

SIGNEZ L'APPEL AU RASSEMBLEMENT

jeudi 30 avril 2015

QU'EN PENSEZ-VOUS? La position du MoDem aux élections régionales



Une idée de ce que la position du MoDem pourrait être pour les Régionales:

1. Nous présenterons des listes centristes dans toutes les régions soit seuls, avec l'UDI ou d'autres formations centristes et citoyennes

2. Nous ne ferons aucune alliance de deuxième tour avec des équipes se réclamant du FdG, PS ou de la majorité présidentielle, et considérerons celles avec les candidats UDI et/ou UMP en fonction des projets et des personnalités - se distinguant clairement des idées de la droite forte ou nationaliste et anti-européenne.

QU'EN PENSEZ-VOUS?