dimanche 23 novembre 2014

Présentation de la liste "2iFE" aux élections du Conseil National du MoDem pour représenter la Fédération des Français de l'Etranger (FFE-MoDem)



Liste “2iFE”: innovants et indépendants - Français à l’Etranger
La période est propice au rassemblement. Des années d’échec des gouvernements de gauche et de droite, une montée inexorable et incontrôlable du Front National... et environ deux ans sans élection majeure.
Le rassemblement des forces centristes est plus que jamais indispensable et doit pouvoir se faire dans ce contexte. Avec 15.63% des voix des Français à l’Etranger aux élections européennes, nous avons bien vu que cette proposition alternative trouve toujours autant d’écho auprès de nos compatriotes expatriés, comme les scores élevés de François Bayrou lors des élections présidentielles l’avaient déjà montré.
Depuis plusieurs années, nos équipes à travers le monde ont contribué au développement du MoDem en participant activement à la vie locale des Français installés hors de France, en faisant élire des représentants à l’AFE, en participant aux élections législatives en 2012 dans près de la moitié des 11 circonscriptions et même lors des partielles en 2013, où nous avons réalisé lors de ces élections des scores parmi les plus élevés du MoDem.  Nous avons également été très actifs lors des campagnes nationales du MoDem en soutenant François Bayrou en 2012, en intégrant la liste IdF/FdE aux européennes de 2014, et en proposant des idées et outils de communication sur Internet qui furent repris pas des dizaines de militants web.
Notre liste a deux ambitions :
  • Affirmer la solidité et la pérennité de la Fédération des Français à l’Etranger : en officialisant sa structure, ses sections, et en développant son nombre d’adhérents et de militants actifs;
  • Etre un acteur clef du développement du MoDem au Conseil National: en apportant une perspective unique, des expertises et des talents variés parmi les membres de notre Fédération et une expérience politique renforcée au cours des dernières années. 
Durant les trois prochaines années, nous aurons à cœur de:
  • Construire une vraie force centriste indépendante à l’Etranger ;
  • Développer et organiser la FFE et ses sections et s’assurer que les membres du bureau jouent un rôle de moteur et motivateur ainsi qu’un lien efficace entre le siège, le CN et nos sections ;
  • Mettre en place des moyens de communication innovants pour permettre à notre réseau de s’agrandir, de produire des idées issues de notre expérience pour alimenter la réflexion et les propositions du MoDem notamment en matière de politique européenne, affaires internationales et commerce extérieur, et en général sur le rayonnement la France à l’étranger (y compris la Francophonie) au sein des communautés d’européens expatriés ;
  • Préparer les échéances électorales avec une attention particulière sur les Présidentielles, Législatives et Européennes, en soutenant des approches moins partisanes dans le fonctionnement et les élections de l’AFE.
Nous proposons donc une équipe réunissant ceux parmi nos membres les plus régulièrement actifs au cours des 3 dernières années au service du MoDem à l’Etranger. De par leur expérience, leur capacité démontrée à travailler ensemble et à contribuer aux projets du MoDem nous présentons:
Olivier Nataf (@oliviernataf), 38 ans, Responsable commercial international dans un groupe pharmaceutique (résident US expatrié à Londres depuis 2014) Résidant aux Etats-Unis depuis 2006; Adhérent MoDem depuis 2011; Co-fondateur des Démocrates d’Amérique du Nord (MoDem US et Canada) en 2011; Responsable Communication pour Carole Granade Législative 2012 Amérique du Nord; Directeur de Campagne Nicolas Druet Législative Partielle 2013 Amérique du Nord; Membre du Bureau intérim FFE; Blogueur Des Mots Crates; Fondateur de European Citizens Abroad - organisation citoyenne non-partisane pro-europeenne.
Alexandra Leuliette (@alexleul), 35 ans, Assistante parlementaire au Parlement européen Résidant en Belgique depuis 2001, adhérente MoDem depuis 2009. Directrice de campagne de la liste UDI-MoDem les Européens pour la circonscription Île-de- France / Français de l'étranger (résultat obtenu : 15.63 % des Français établis hors de France). Participation à la campagne présidentielle de François Bayrou en 2012 (assistante de la directrice de campagne).
Mathieu Camescasse (@mcamescasse), 30 ans, Secrétaire Général des Jeunes Démocrates Européens Adhérent Modem depuis 2007. Membre du Bureau intérimaire FFE. Résidant en Belgique depuis 2012. A vécu au Royaume-Uni, en Suisse et en Belgique précédemment. Membre du Bureau national des Jeunes Démocrates et président de la section Jeunes Démocrates de l’Etranger-Europe depuis sa création. Participation aux campagnes législative et présidentielle en 2012 au Royaume-Uni et européennes en 2014.
Mathieu Baudier (@mbaudier), ingénieur, voyageur et politologue indépendant, Résidant depuis 8 ans à Beyrouth, Vienne et désormais Berlin. Militant et conseiller national pour les Français à l'Étranger depuis la fondation du Mouvement. Co-animateur de la FFE MoDem depuis 2012. Candidat suppléant aux élections législatives en 2012, candidat aux élections européennes en 2014.

jeudi 6 novembre 2014

Les français et l'axe gauche-droite 3/3: il existe au centre un courant politique unique !

Résumé des épisodes précédents: a première partie de cet article basé sur le récent sondage CSA pour Atlantico a discuté la correspondance intéressante qui existe entre l'auto-positionnement des français sur l'axe gauche-droite et les explications des récents résultats électoraux, ainsi que le potentiel de certains courants politiques, en particulier le Centre.

Le second billet, s'est concentré sur les détails de ce sondage et en particulier l'influence de facteurs sociaux comme le sexe, l'âge ou la profession pouvait avoir sur le positionnement politique, ainsi qu'à la correspondance entre la proximité à un parti ou un courant d'une part, et le positionnement personnel des électeurs d'autres part.


Nous allons maintenant nous intéresser à la façon dont ces mêmes personnes interrogées se  décrivent par rapport à certains "adjectifs idéologiques" sélectionnés par les sondeurs du CSA.


Onze adjectifs qui s'opposent, et l'on peut se reconnaitre comment étant très d'accord, plutôt d'accord, ou ne pas se prononcer:

  • Realiste ou idealiste
  • Europeen ou souverainiste
  • Inquiet ou confiant
  • Collectif ou individualiste 
  • Reformiste ou révolutionnaire 
  • Progressiste ou conservateur
  • Moderne ou traditionnel
  • Repression de la délinquance ou prévention de la délinquance 
  • Secteur privé ou secteur public
  • Pour une France fidèle à son héritage historique et culturel ou ouverte au multiculturalisme
  • Egalité ou liberté
Pour l'ensemble des français, les résultats sont les suivants:





On apprend ainsi que les français interrogés se sentent en grande majorité réalistes et européens. Ce sont les scores les plus élevés de forte adhésion d'un coté (30% et 25% de "très") et une faible association avec les antithèses correspondantes (très idéaliste 5% et très souverainiste 9%).


Quid des résultats des dernières élections Européennes??? On voit ici à nouveau l'échec de la classe politique à donner du sens même à ce que beaucoup de français croient profondément. Je pense que l'on peut en revenir à ce que l'on entend souvent: les français aiment l'Europe, mais PAS cette Europe, sa direction ou la perception qu'ils en ont.


En effet, ils sont également inquiets, 25% très inquiets vs. 8% confiants, ce qui les poussent sans doute à se retrancher.


Ils se sentent plutôt collectifs, réformiste, progressistes, modernes, favorables au secteur privé, dans des proportions confortables.


J'en ai gardé trois pour la fin:

  1. pour la répression de la délinquance: une petite majorité au sein de laquelle on trouve une forte proportion (30%) de "très favorables", en comparaison avec d'autres propositions.
  2. pour une France fidèle à son histoire: même type de remarque dans une moindre mesure, mais d'une manière générale une petite majorité par rapport à ceux qui préfèrent une France ouverte du multiculturalisme.
  3. égalité = liberté: une égalité (sans jeu de mot) parfaite entre ces deux valeurs phares de notre pays.
Ces deux premiers points sont intéressants car ils reflètent bien l'écho que peuvent trouver les candidats FN auprès de ces Français sur les sujets liés à l'autorité et l'immigration. Nous pouvons toutefois relativiser car d'une part on peut vouloir être plus sévère contre la délinquance sans être un extrémiste et d'autre part le mot "multiculturalisme" y est sans doute pour quelquechose car il a pris une connotation assez négative...

Quel est le profil des électeurs qui se situent sur l'axe gauche-droite?





  • Très à gauche ou à gauche: Collectif, Européen et Progressiste
  • Au centre: Européen, Réaliste et Progressiste
  • Très à droite ou à droite: Réaliste, Inquiet et Répression de la délinquance



  • Très à gauche: Révolutionnaire, Collectif, Progressiste
  • Très à droite: Répression de la délinquance, Réaliste et Inquiet 

En résumé, si l'on s'intéresse aux trois attitudes principales pour chaque position de l'axe gauche-droite:



Je trouve regrettable de ne pas avoir une analyse de nos fameux "ni, ni, ni" ou encore une séparation de la gauche et de la droite de leurs extrêmes. Quand on regarde les trois premieres attitudes citées, on voit quand même que les extrêmes se différencient peu de leurs courants principaux respectifs. Les priorités s'affinent quand on regarde l'ensemble des citations et les proportions qui y sont associées. On voit enfin un ensemble d'attitudes uniques au centre, et bien différentes de la gauche et la droite. Un résultat particulièrement intéressant et qui confirme bien l'existence d'un courant unique au centre et correspondant à un corpus d'idées.


On pourrait commenter ces attitudes une par une tant il y aurait à dire sur ce sujet, mais peut-être une autre fois. Pour cette analyse je ne retiendrai que trois points:

  • Européen: une fois de plus, un facteur clef de l'identité centriste est confirmé. Presque comparable à gauche, ce sentiment chute à droite et à l'extrême gauche, et disparait complètement à l'extrême droite (gauche et droite seuls seraient donc plus hauts)
  • Réaliste: on dit aussi souvent pragmatique quand on parle du centre. Une nouvelle fois, cet aspect se vérifie.
  • Secteur Privé: cette fois, c'est la comparaison qui est intéressante: absent de la gauche (secteur public majoritaire), numéro 6 au centre et numéro 4 à droite... cela se passe de commentaires.
Décidément, ce sondage ne manquait pas d'enseignement, d'analyses possibles et il y en a bien d'autres que l'on pourrait faire. A vous la parole!

Pour le centriste que je suis, je retiens trois éléments, un dans chacun des trois articles publiés sur ce blog.

Le Centre:
  1. Existe en France et a des bases solides (14%)
  2. A un potentiel de développent important (position centristes présentes dans tous les courants politiques, y compris les indécis)
  3. A un corpus d'idées que l'on ne retrouve pas ailleurs




A nous de jouer!

mardi 4 novembre 2014

Les français et l'axe gauche-droite 2/3: relations entre facteurs sociaux, proximité politique et positionnement personnel

La première partie de cet article basé sur le récent sondage CSA pour Atlantico voulait mettre en exergue la correspondance intéressante qui existe entre l'auto-positionnement des français sur l'axe gauche-droite et les explications des récents résultats électoraux, ainsi que le potentiel de certains courants politiques, en particulier le Centre.

Dans ce second billet, nous nous attarderons sur les détails de ce sondage et en particulier l'influence des facteurs sociaux sur le positionnement politique. Une troisième analyse s'intéressera au lien entre ce positionnement et les priorités des français.



Ainsi, les données ci-dessus se concentrent sur 4 facteurs (sexe, âge, profession et proximité politique) et nous apportent à nouveaux de riches enseignement:
  • Sexe: plus faible politisation des femmes. Un approfondissement de cette information pourrait donner lieux à un débat intéressant sur la parité obligatoire qui représente souvent une difficulté même au niveau des militant locaux des partis. Celle-ci n'est pas toujours due au fait que les hommes essayent de prendre le dessus, mais parfois que les femmes ne sont pas disponibles. Si l'équilibre gauche-droite est similaire, les femmes sont moins extrémistes (somme des extrêmes 11 vs. 19) et moins au centre (12 vs. 17) que les hommes.
  • Age: on voit se dessiner des tendances que je trouve parfois surprenantes notamment la différence que l'on peut constater entre moins de 50 ans et plus de 50 ans. Compte tenu des variations plus faibles quand on compare les tranches 18-24/25-34/34-49 ensemble et 50-64/+ de 65 ensemble, je me suis permis de faire des moyennes dans ces deux groupes afin de les comparer à leur tour:


On voit donc des >50ans plus décidés, plus à gauche et beaucoup moins à l'extrême droite. Une forme de sagesse ou la peur que l'histoire se répète...?
  • Profession: on voit plutôt 3 groupes qui se distinguent. Les employés/ouvriers, les professions intermédiaires/cadres, et les retraités (dont le profil correspond bien à celui des 65+... juste histoire de vérifier).
    • employés/ouvriers: plus indécis, plus à l'extrême droite, ce qui confirme ce que l'on entend depuis quelques temps, et clairement moins à gauche! (sauf extrême pour les ouvriers)
    • prof. intermédiaires/cadres: à peu de choses près dans la moyenne de l'ensemble du sondage à une exception près: des cadres qui se positionnent au centre à 26 % plutôt que dans le groupe des indécis.

Cela vérifie-t-il le stéréotype du centriste intello, techno, oligarche? 
  • Proximité politique: j'imagine que l'on demandait aux personnes interrogées de confirmer leur appartenance à un parti ou un courant, ou bien l'expression de leur vote aux élections (il n'y a pas le détail de l'étude dans l'article d'Atlantico) en plus de se positionner sur l'axe gauche-droite, et l'on y trouve encore des enseignements instructifs: 
    • 74% de ceux qui sont/votent à gauche se disent de gauche, 72% de ceux qui sont/votent à droite se disent de droite. Dans cette dernière catégorie de droite on notera que 18% se disent au centre contre 8% pour ceux qui sont/votent à gauche...
    • FdG moins extrêmes que l'on aurait pu le penser, PS pas de surprise (et peu de centristes), UMP pas de surprise (et peu de centristes aussi).
    • EELV: très hétéroclite! On voit quand même une bonne base de gauche (58%) voire très à gauche (5%) mais on trouve aussi 14% au centre et 20% indécis.
    • MoDem: attendu (82% au centre) mais intéressant de voir que les deux cotés de ce socle centriste sont 7% à droite et 11%... indécis! Il n'y a donc pas de français qui ont une proximité MoDem et qui se positionnent à gauche dans ce sondage.
    • UDI: une belle majorité au centre, et toujours un quart à droite
    • Enfin le FN: tout comme le FdG, bien ancré à son extrême (droite) mais... 30% de ni, ni, ni!
Si j'ai bien interprété ce graphique, nous avons maintenant un résumé complémentaire et important:
  • Des proches du PS qui se positionnent effectivement à gauche (91%), UMP à droite (85%) et MoDem au centre (82%).
  • Des UDI majoritairement au centre (69%) mais un peu quand même à droite (25%).
  • Et dans le sens inverse, si on prend par le bout du positionnement, on retrouve nos indécis (ni, ni, ni) proches du FN, d'EELV puis du MoDem moins dans les partis classiques de gauche et droite, UDI compris (attention, la segmentation n'a pas été faite au sein du groupe "ni, ni, ni"; on voit juste la proportion des gens qui se disent proches d'un parti et qui se positionnent "ni, ni, ni". Je n'utilise donc pas les pourcentages pour éviter la confusion - ce sondage ne permet pas dire que 30% des "ni, ni, ni" sont proches du FN par exemple)

Il me semble maintenant intéressant que chacun se fasse son idée d'interprétation. N'hésitez pas à la partager!

En attendant, voici un résumé (personnel, donc biaisé) des données qui me semblent les plus importantes ou surprenantes.

La prochaine et dernière analyse s'intéressera au lien entre le positionnement politique et les sujets de prédilection ou priorités des électeurs. 





lundi 3 novembre 2014

Les français et l'axe gauche-droite 1/3: un reflet des résultats nationaux et du potentiel électoral du Centre

Une nouvelle analyse de l'auto-positionnement des français sur l'axe politique gauche-droite vient d'être publiée par l'Institut CSA pour Atlantico. Encore me direz-vous? Effectivement, mais à la vitesse à laquelle les situations électorales évoluent, il est intéressant de continuer à suivre cette question. 

Ce qui est particulièrement bien vu dans cette publication, c'est de constater l'ajout d'une proposition différente de celles que l'on a pu voir dans d'autres éditions de ce type. En effet, nous avions déjà vu la possibilité de se positionner "ni de gauche, ni de droite" mais plus rarement celle de n'être "ni de gauche ni de droite ni du centre."

Nous avons donc 6 positions avec le résultat suivant.



Les sous-totaux "A gauche" et "A droite, sachant qu'ils incluent au moins 4 partis ou plus: les partis d'extrême gauche (PC, PG, NPA...), le PS et EELV d'un côté, l'UMP et le FN (au moins) de l'autre, ils n'ont donc pas une vraie signification électorale, si ce n'est pour certaines situations de second tours, et encore. En revanche, en ajoutant "ni du centre" nous avons pour la première fois (ou comme rarement) un bonne idée de ce que représente le centre en terme d'adhésion volontaire.

Avec 14%, on voit donc que le potentiel d'un parti unique au centre serait d'être très solidement ancré comme troisième force politique incontestable. 

Quid des 30% qui ne se reconnaissent dans aucune des positions de l'axe ou ne se prononcent pas?  L'interview de Yann-Marie Cann - Directeur Opinion de l'Institut CSA - ne le mentionne pas de cette façon, donc je vais faire quelques hypothèses sur le comportement électoral de ce groupe dans un ordre qui reflète sans doute les proportions du plus grand au plus petit nombre:

  • L'Abstention: il faudrait donc ajouter une subtilité la prochaine fois en séparant NSP - ceux qui ne parviennent pas à se situer par manque d'intérêt par exemple- des "ni-ni-ni" qui expriment peut-être ainsi une certaine colère et/on un rejet de la classe politique
  • Le Front National: on le voit solidement à 9% et on peut facilement imaginer qu'une partie de ces électeurs "non-identifiés" se tourne vers le FN expliquant ses scores élevés récents (en plus de ceux de droite et même d'autres courants qui peuvent se laisser tenter, mais dans une moindre mesure)
  • Le Centre: c'est l'effet inverse, plus haut que ses scores électoraux le laisseraient entendre, mais qui pourrait trouver dans ce groupe une "réserve d'électeurs" qui veulent dépasser les catégories, bien que le centre soit inclus dans le triple "ni"
  • Autres: y compris les nouveaux partis citoyens comme Nous Citoyens ou Nouvelle Donne bien que ces derniers doivent aussi intéresser les centristes et peut-être droite modérée pour le premier, et la gauche pour le second). Un potentiel non-négligeable pour eux.
Au vu de ces résultats il me semble que l'on retrouve les principales tendances électorales actuelles:

  • Les abstentionnistes potentiellement premier parti de France
  • La gauche et la droite (PS et UMP) qui entrent dans l'arène avec une mise de départ de 20% de français qui votent un peu de manière manichéenne 
  • Le centre beaucoup plus souhaité que ces résultats ne le laisseraient croire
  • L'extrême droite qui n'est toujours pas un mouvement fort d'adhésion 
  • L'extrême gauche qui est un vestige du passé

Ceci me renforce dans l'idée souvent répétée sur Des Mots Crates que le Centre uni ET indépendant AVEC un corpus d'idées clairement énoncé, s'adressant directement aux français plutôt que de considérer les alliances avec la droite (ou la gauche qui n'en veut pas) comme indispensables pourrait devenir une force politique majeure voire majoritaire, répondant ainsi à l'attente de nombreux français.

Ce sondage est extrêmement riche en information. Pour ne pas faire trop long, je poursuivrai donc cette analyse dans deux autres billets en utilisant les données qui évaluent l'influence de facteurs sociaux (sexe, âge, classe sociale, proximité politique) sur la capacité des électeurs à se situer sur l'échiquier politique (billet 2/3), et la correspondance de cet auto-positionnement avec leurs valeurs et leurs priorités (billet 3/3). 



Méthodologie du sondage:




samedi 1 novembre 2014

Tous les chemins mènent au Centre

Le paysage politique est en profonde mutation, de gauche à droite en passant par un centre que tout le monde cherche. 

dimanche 19 octobre 2014

Les centristes à l'ouest





L'équipe de CQFD se moque un peu de l'élection du Président de l'UDI, en particulier son présentateur "Ca intéresse quelqu'un cette élection?" Mais l'analyse des chroniqueurs est toujours intéressante, je voulais donc vous en faire part.