dimanche 10 janvier 2016

Cahiers Des Mots Crates

Mon premier essai/compilation de billets du blog Des Mots Crates​ entre février et décembre 2012 pour soutenir le centre libre et indépendant représenté par François Bayrou​ lors de la dernière campagne présidentielle.

Il y a une suite en préparation, mais celui-ci permettra de faire le lien entre hier et aujourd'hui. Lisez, partagez, commentez, je compte sur vous pour faire du bruit non pas pour ma petite personne, mais pour le courant que j'essaye de défendre.

"C'est quand chacun de nous attend que l'autre commence que rien ne se passe" disait l'Abbé Pierre, alors commençons!

Vous pouvez laisser vos commentaires sur la page permanente dédiée à cet essai: Cahiers Des Mots Crates


mercredi 30 décembre 2015

Au revoir 2015 et bonne année 2016!



Chers Amis,

150e billet sur ce blog, et le dernier de l'année.

Quelle année... une des plus difficiles à commenter. Que dire? Parler du malheur qui s'est abattu sur la France? Parler des querelles politiques passées et à venir? Parler de soi?

Peut-être un peu les trois... L'an dernier, j'avais plutôt fait le point sur mes différentes activités militantes au MoDem (en particulier avec la Fédération des Français à l'Etranger), avec European Citizens Abroad et sur ce Blog Des Mots Crates.

Mais aujourd'hui, comme tout le monde je pense, je me demande où nous allons. Vers la guerre? Une autre guerre totale? Ou plutôt une guerre d'un nouveau genre - à la fois militaire et civile? Dans cette guerre, il me parait d'abord essentiel de clairement identifier l'ennemi: les terroristes, point.

Pas les musulmans, pas les binationaux franco-maghrébens, pas les syriens, juste les terroristes. Ceux qui se munissent d'une arme pour frapper la France, ou frapper tout court. 

La transition avec la politique est toute trouvée, car il est plus que jamais nécessaire d'essayer toutes les voies civiques et diplomatiques pour éviter l'escalade. Le jeu n'est pas de dire le centre ou pas le centre, il est simplement critique de sortir des affrontements bassement partisans pour entrer vivement dans la construction d'une politique alternative, d'où qu'elle vienne. Il faut en finir avec les peurs bipolaires en répondant aux interrogations des français sur la perte de souveraineté et d'identité.

Nous voici donc dans la dimension personnelle, car nous avons tous un rôle à jouer dans cet effort de reconstruction.

Comme en 2014 de Philadelphie à Londres, j'ai encore déménagé cette année de Londres... à Paris! Retour en France après 9 ans à l'étranger, et un vrai plaisir contrairement à ce que beaucoup d'amis expatriés avaient pu me dire. Je suis fier d'être revenu avec de nouvelles idées, notamment dans mon travail, et j'espère partager avec mon entourage une autre manière de voir les choses.

Mes plus grandes déceptions sont de ne pas avoir pu faire des efforts de coordination suffisants au service de la FFE-MoDem et d'avoir dû mettre de coté le projet European Citizens Abroad, devant l'impossibilité de tout faire avec un changement personnel et professionnel très prenant.

Concernant ce premier projet, nous devons voir comment optimiser notre fonctionnement dans ce contexte, et pour ce dernier nous avons quand même publié notre rapport, qui est imprimé et prêt à la diffusion. Je dois trouver le moyen de "faire tourner la boutique" pour continuer le projet, ou de livrer ce rapport comme un point final à cette aventure, à suivre...

Face à l'actualité, je pense devoir choisir l'engagement politique partisan sur une année 2016 qui va être un tournant et une préparation à la présidentielle de 2017, et mettre le temps d'engagement dont je dispose au service de l'union du centre indépendant. L'appel au rassemblement des centristes n'a pas eu le succès escompté, mais en une semaine après les élections 50 personnes ont signé.

Comme toujours, il ne me reste qu'à vous remercier, lecteurs fidèles de Des Mots Crates, pour être de plus en plus nombreux et de plus en plus engagés.  C'est encore et toujours ce qui me donne l'envie de continuer.

Le centre est une conviction, pas une hésitation.

Bonne année 2016!

Olivier


samedi 26 décembre 2015

Peurs Bipolaires



Si Gainsbourg faisait une nouvelle chanson aujourd’hui, il n’écrirait peut-être pas “Je t’aime… moi non plus” mais plutôt “J’ai peur…moi aussi”.

J’imagine même pour interprètes une blonde Marion qui chanterait la partie “J’ai peur” et un jeune Mohammed qui lui répondrait “Moi aussi…”

La peur est partout, dans chaque camp. Mais quels sont les camps? La gauche et la droite? Les riches et les pauvres? Les mondialistes et les souverainistes? Les musulmans et les non-musulmans…? Les républicains et les nationalistes? Autrement dit, les anti-FN et les pro-FN?

Le yang et le yin, le bien et le mal, les gentils et les mechants… le monde semble toujours avoir recours à une simplification bipolaire des opinions et donc du débat politique. C’est plus qu’un système électoral en France, c’est comme ca que nous sommes formés: l’antithèse, la thèse… et la foutaise.

C’est évidemment ce dernier point qui m’intéresse particulièrement, car quand on entend ou lit ce que l’on nous sert à longueur d’émissions et d’articles, on resent bien une foutaise généralisée.

Les uns ont peur de la montée du FN, y voient un équivalent de l’arrivée d’Hitler au pouvoir dans l’Allemagne de 1933, un danger immédiat avec une menace de guerre civile. Mais être contre le FN n’est pas un projet politique. 

Les autres ont peur du grand remplacement, de la menace islamiste présente mais aussi dormante au fond de chaque musulman qui pourrait être un terroriste en puissance. Mais la xénophobie n’est pas un projet politique non plus, loin s’en faut.

Faisons donc la synthèse de ses propos: la peur n’est pas un projet politique. 

Visions du monde, sociologies, générations, origines… tout nous oppose, et l’autre inquiète.  Alors que peut-on faire à part avoir peur, pour des raisons différentes, voire opposées, mais peur quand même?

L’alternative à la peur est bien sûr le courage c’est à dire ici les propositions et les solutions. C’est simple, et pourtant si compliqué car les partis politiques ne semblent plus être là pour les idées et l’action mais pour gagner des élections. Ils mettent donc toute leur énergie dans les tactiques électorales bien avant de s’occuper de répondre aux deux questions qui font sans doute l’unanimité dans les analyses sur le diagnostic des maux de la France: la perte de la souveraineté et la perte de l’identité.

Restons simple, le projet de la France est déjà écrit, les fondamentaux existent et sont toujours d’actualité: liberté, égalité, fraternité.

Nous attendons toujours le projet qui confrontera de manière ambitieuse et constructive les fondamentaux de la République aux deux grandes questions de notre temps. Un projet qui ne sera donc pas fondé sur la peur mais sur l’espoir, la perspective d’un monde meilleur, l’envie de s’en sortir et de vivre ensemble.

Sur le plan politique, il faut nous assurer de l’émergence d’une force politique qui se porte garant de ce destin et qui prenne pour mission de nous sortir de cet état chronique d’anxiété et de peur, qu’elle soit pour une raison ou pour une autre.

Mais qui dit que nous avons besoin d’attendre qui que ce soit pour en finir avec ces peurs bipolaires...?

"C'est quand chacun de nous attend que l'autre commence que rien ne se passe." 
Abbé Pierre



samedi 19 décembre 2015

Tribulations d'un centriste aux élections régionales IDF - Episode 7 et Fin (Le centre après les élections)



Le centre a toujours existé et ne se limite pas à deux partis politiques. Pourtant nous avons besoin de ces partis pour le faire résister... et surtout pour le faire grandir.

Avec l'appel au "Rassemblement des Centristes", ma démarche est d'essayer de créer des initiatives positives, constructives, "pour quelque chose", de manière à faire du bruit et rassembler de nombreux soutiens pour que les dirigeants de partis soient obligés d'en tenir compte et agir autrement.

Pas de coup d'état, pas de nouveau parti, il y a suffisamment de division comme ça, mais un rassemblement et un changement profond de ce qui existe et ceux qui l'empêchent de changer.

Tout se transforme. La démocratie dans les partis aussi c'est du peuple (les militants) et des voix (audibles et nombreuses).

C'est donc aussi entre nos mains, et je suis certain que ce courant peut redevenir audible. Beaucoup l'appellent "l'esprit MoDem 2007" et je pense qu'il va y avoir du mouvement bientôt car ça n'est pas "eux" qui doivent reconstruire le centre, c'est nous.

Je pense que nous devons le faire au sein de ces partis car ils nous connectent entre nous et ont une notoriété, ce qui est déjà beaucoup. Quand je regarde la situation des mouvements citoyens surtout depuis que JM Cavada est venu s'en mêler avec ses techniques de politique politicienne... Pas moins de 3 listes citoyennes aux régionales IDF, même eux se tirent dans les pattes pour un bout de pouvoir.

Pour y arriver, le centre devra se reconstruire une idéologie. Ca n'est pas un terme péjoratif c'est l'organisation cohérente d'un corpus d'idées communes à un groupe. Les idées avant les hommes du parti ou la question de "qui doit être le leader."

Le libéralisme n'est pas péjoratif non plus, le centriste est au centre, le centre est une position claire et le drapeau français n'appartient pas au FN... Il y a un fort besoin de clarifications et de remettre l'église au milieu du village! (Aie... Je vais choquer avec cette expression)

Des années que l'hésitation entre indépendance et alliance nous empêche d'exister vraiment et de jouer un rôle pour nos concitoyens. Ce principe de réalité qu'il soit électoral car on va à une élection pour avoir des élus, ou contre le FN car nous nous devons de lui faire barrage, ce principe donc nous rend coupable de "faux-culisme" tout autant que les autres.

Cette élection nous montre encore une fois que la fameuse stratégie gagnante de "la droite et du centre" ne rime à rien. 7 régions sur 13 dont 3 gagnées avec la gauche, 2 (IDF et Normandie) de toute justesse, et des têtes de liste UDI qui réalisent tous des scores très insuffisants dans leurs régions, avec Hervé Morin seul gagnant sur 3 à quelques dixièmes de points près.

Le centre a été complètement inaudible dans une élection où il devait avoir des choses à dire sur l'économie et les petites entreprises, la formation, l'éducation, les transports et l'environnement, l'Europe et le comité des Régions, et bien sûr la décentralisation.

Nous avions l'occasion de nous unir autour d'un scrutin de liste, de travailler, de faire vraiment campagne et voir ce que ca donnait. Unis, nous aurions fait plusieurs 5% et peut-etre quelques 10% - s'il s'agissait de négocier, on l'aurait bien mieux fait comme ça que noyés dans des listes UMP.

Croient-ils vraiment que tous les centristes ont voté pour leurs listes UMP-UDI-MoDem? Sont-ils aussi naïfs?

Alors que dites-vous chers amis centristes? Vous y croyez maintenant à la nécessité inéluctable de l'union du centre indépendant présent à tous les 1ers tours de toutes les élections sur toute la France?

Bien sûr c'est une histoire de longue haleine, mais la seule qui en vaille la peine.

S'organiser, vraiment, travailler le fond, les idées, les publier et les promouvoir par un tour de France programme à la main, les jeunes en tête, les média derrière, lancer une grande opération de reconquête de la France, une campagne d'adhésion, faire monter des nouveaux visages, se positionner sur le long terme et non pas élection par élection, ne pas faire de petites alliances qui finalement ne mènent à rien, résister, militer, militer, militer et parler aux français...

SIGNEZ L'APPEL AU RASSEMBLEMENT DU CENTRE!

dimanche 13 décembre 2015

Tribulations d'un centriste aux élections régionales IDF - Episode 6 (Avant la fin)



Avant ce soir, avant que l'on nous dicte les leçons à retenir, je me permets de partager les miennes sur Twitter façons #RadioLondres et #SansFiltre. J'aurais peut-être tort, sans doute pas tout vu, mais c'est à vous de me le dire!






Tribulations d'un centriste aux élections régionales IDF - Episode 5 (Les Votes)



Je suis désolé. Le temps a repris le dessus et je n'ai pas pu écrire sur les listes PS et UMP/UDI/MoDem avant le 1er tour. Il y avait beaucoup à dire, trop, pas forcément sur les programmes mais aussi sur les hommes et femmes politiques de premier plan, de niveau national.

C'est peut-être ce qui m'a découragé.

Aussi l'idée de parler de cette alliance inconditionnelle, et du MoDem et de l'UDI qui n'ont pas trouvé le moyen de s'entendre pour offrir une alternative au centre. J'avais suffisamment écrit sur ce point avant les élections.

Alors maintenant que nous sommes au deuxième tour, je voudrais me rattraper un peu. Ecrire ce type d'article implique que l'on accepte de se mouiller et se dévoiler.


mardi 24 novembre 2015

Tribulations d'un centriste aux élections régionales IDF - Episode 4 (Rassemblement Ecologiste et Citoyen)


Après avoir pris connaissance des 2 listes citoyennes "Aux Urnes Citoyens" et "Nous Citoyens", en voici presque une troisième, celle du "Rassemblement Ecologique et Citoyen", c'est à dire Europe Ecologie Les Verts (EELV) et Cap21 avec Emmanuelle Cosse à sa tête.