J'oppose
alternative à alternance.
J'oppose indépendance à isolement
L'alternative indépendante est une force dont la France a besoin.
L'alternative indépendante est une force dont la France a besoin.
Elle
consiste en un socle de valeurs, de priorités et d'idées qui, mises ensemble,
n'existent dans aucune des formations politiques traditionnelles. Elle va au
delà des solutions d’opposition sempiternelle entre deux camps, ou de
distinction par l’extrémisme. Elle représente donc bien plus qu’une alternance.
Elle demande
du courage, et sans doute une dose de sectarisme vis-à-vis du Parti Socialiste
et de l’UMP car elle doit s’affranchir
de ces deux partis majoritaires, tout en rassemblant le plus largement possible
ceux qui sont prêts à faire le pas courageux de la loyauté. Ainsi seulement sera-t-elle pleinement
indépendante.
C’est donc
une force unique et libre, qui peut se former au centre, qui est aujourd'hui
la mieux représentée par le Mouvement Démocrate, et qui demain devra s’émanciper avec cette formation et au delà.
En lisant
ces lignes, peut-être vous demandez-vous en quoi cette « offre
politique » est unique, et pourquoi n'est elle pas majoritaire puisqu’elle
est si nécessaire.
Tout le monde le sait bien, le centre est : « ni, ni » (une double négation ni de gauche, ni de droite voire ni de gauche, ni de gauche), « un peu à gauche, un peu à droite », « une fois à gauche, une fois à droite », « juste milieu » « entre deux »… mais aussi « girouette, indécis, ambigu, opportuniste… » ou historiquement « marais »… j’en passe et des meilleures.
Cette
sémantique parait anodine mais je la juge assassine dans la mesure où elle
contribue fortement à décrédibiliser notre mouvement, et forge beaucoup de
perceptions et d’opinions négatives sans fondement.
Car le
centre est une conviction, pas une hésitation.
Si mon engagement n’a qu’une ambition, c’est bien de vouloir démontrer que ce choix volontaire
est possible, qu’il repose sur des idées précises et est animé par des
militants qui ne sont pas là simplement parce qu’ils n’ont pas trouvé autre
chose à défendre. Cela passera par bousculer, que dis-je, renverser les dogmes et
appellations péjoratives qui permettent
non seulement de caractériser le centrisme à tort, mais surtout de le
dédaigner et le balayer du revers d’un rictus dans les conversations.
Je m’engage, dans mon entourage, à avoir ces discussions une par une s’il le faut pour
briser le réflexe binaire, la réflexion bipolaire et le vote bipartite.
J'ai rencontré beaucoup de militants, en personne ou virtuellement, qui sont prêts, qui sont là pour ça, qui n'attendent que ça. Je veux leur dire la fierté que j’éprouve d'avoir travaillé ou échangé avec eux, la certitude que des amitiés franches sont nées et que ce qui nous rassemble est bien plus fort que ce qui pourrait éventuellement nous diviser. Je suis certain que beaucoup d'entre eux auront aussi ces discussions avec leur entourage, et de proches en proches, nous rétabliront la force originale décrite par Corneille dans "le Cid" et cette fois-ci à l'endroit, mais pas à droite....
Aux nostalgiques de l'UDF, je tiens donc à préciser qu'il ne s'agit pas de recréer un parti de « droite modérée » ou un centre-droit qui se couche au moindre souffle. Car le « traître » n'est pas celui que l'on croit et tout ceux qui, au sein du dernier gouvernement, ont accepté que nos valeurs soient reléguées au dernier plan, nous ont démontré que le centre-droit n'est qu'une escroquerie, mais là je me répète...
Cette dernière élection est un échec, mais je suis certain qu'ensemble nous saurons en tirer les conclusions qui s'imposent pour convaincre les plus de 3 millions d’électeurs qui ont choisi François Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle de rester avec nous, puis reconquérir les plus de 7 millions qui l'avaient soutenu en 2007, car tout cela nous montre bien que c'est possible si le peuple le veut bien.
Mais la fidélité des électeurs se mérite, la transition progressive vers une position de « centre-centre » a déstabilisé certains, et notre présence locale devra considérablement être renforcée.
Courage et
loyauté, loyauté et courage, car il faudra accepter de perdre dans un premier
temps, et cent-fois sur le métier remettre notre ouvrage.
C’est pourquoi des
personnalités de la société civile doivent être en première ligne de cette
construction, car elles n’ont rien à craindre des défaites ou de la peur du
lendemain.
Elles ne
sont pas en carrière politique.
En accompagnant les
hommes et femmes politiques qui dirigerons ce mouvement, nous serons les
mercenaires du centre, les têtes brulées du front qui porteront la parole au
peuple, car l'alternative indépendante
est une force dont la France a besoin.
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